Conseils de Yannick Dacheville pour bien faire le carénage de son bateau à voile

Le carénage provient du mot carène et fait allusion à la partie de la coque immergée. C’est une succession d’interventions pour la révision de la coque d’un navire, afin de renouveler ses performances nautiques et de limiter la corrosion, notamment pour une coque métallique. Cette série d’opérations se divise en plusieurs phases, dont le nettoyage de la coque sous la ligne de flottaison, le décapage des restes d’antifouling et la remise en peinture.

L’importance du carénage

Il peut s’effectuer après la mise à sec du bateau dans des navires de grande taille, sur une aire de carénage, espace cimenté comportant des bers. Le carénage peut se faire dans les mers à marée basse le long d’un quai ou soutenu par les béquilles du bateau.

Il permet entre autre d’éliminer l’antifouling (peinture contenant les éléments, qui servent à freiner l’entassement des débris) et les déchets marins accumulés sur la coque. Il facilite aussi les réparations mineures sous la ligne de flottaison, avec un remplacement des anodes en zinc qui protègent les parties métalliques du navire.

Selon Yannick Dacheville, passionné de bateaux à voile, si le bateau sort souvent de l’eau, les carénages sont plus espacés, car l’immersion prolongée favorise la concentration des résidus et l’apparition de l’osmose. La carène du bateau nécessite également un nettoyage obligatoire après une longue période d’immobilisation.

Les étapes du carénage des voiliers

Plusieurs phases entrent en compte pour cette opération.

Il s’agit d’abord de faire sortir le navire de l’eau avec une grue, car le carénage sur cale est interdit. On le pose sur l’aire de carénage qui doit être équipée de bacs de récupération des eaux sales. Il faut faire rentrer la sonde du loch lorsque le bateau est mis dans les sangles et garder une raclette à la main pendant le grutage pour gratter le dessous de la quille.

La règlementation du carénage se fait en 3 temps explique Yannick Dacheville pour les bateaux à voile. Il y a le nettoyage à brosse ou à faible pression, le gommage de la couche superficielle à haute pression et le ponçage-décapage par sablage ou par un autre appareil.

Il faut ensuite nettoyer la carène avec un nettoyeur à haute pression en faisant attention au gelcoat de la coque. Il faut pour cela garder une distance de 20 à 30 cm de la coque pour diminuer la puissance du jet et éviter ainsi de se mouiller.

L’étape suivante consiste à gratter les zones difficiles avec une raclette ou du papier de verre fin à l’eau pour éliminer le calcaire sur la coque (ponçage).

Il faut aussi nettoyer l’hélice et l’arbre en grattant et en ponçant. Il est interdit d’utiliser l’antifouling de la coque sur l’hélice ou l’arbre de peur de créer une corrosion. L’acide chlorhydrique est à éviter au maximum.

Il est aussi important de masquer les zones à ne pas peindre (la sonde du sondeur et les emplacements des anodes) avec de l’adhésif.

D’autres étapes suivent celles citées plus haut, telles que l’application de l’antifouling, le retrait des adhésifs, le changement des anodes et la remise à l’eau du navire.

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