La culture et la tradition à Oran exposées par Aissa Hamada

Les traditions sont situées entre le rituel et l’empreinte culturelle, c’est ce qui fait de la ville d’Oran un riche patrimoine historique du fait des traces laissées par les différents occupants (espagnols, arabes, français et juifs).

Aissa Hamada sur la trace des différentes cultures et traditions laissées par les occupants de la ville

Quatre différentes cultures font la fierté de la ville d’Oran, dont la culture espagnole, celles arabe, française et juive. Sur Emonsite, Aissa Hamada donne des détails.

La culture espagnole est dignement représentée grâce à sa cuisine, depuis les makrouds jusqu’à la frita, en passant par le couscous et la paella.

Les arènes sont également des vestiges de l’ère espagnole. Elles sont belles et grandes avec des publics exigeants.

Les pêcheurs sont aussi des ressortissants de l’Espagne. Ils participent ainsi au développement de la pêche de l’époque.

Les pèlerinages de Santa Cruz (le fort de Santa Cruz date de la première présence espagnole) sont des rites espagnols ayant perduré.

Les Bains de la Reine est un établissement thermal développé au XIXe siècle, sous l’ère des français, mais qui fait référence à Jeanne la Folle et Alicante la ville jumelle d’Oran.

La culture arabo-berbère est marquée par la Waada, fête musulmane traditionnelle en l’honneur de Sidi locaux, et la Karentica, une sorte de flan de pois-chiche.

La grotte de l’Aidour située entre Oran et Mers El-Kébir abrite une base antiatomique datant de la seconde guerre mondiale.

Dar Chakouri est un bâtiment construit dans le style Jonnart pour les combattants musulmans de la seconde guerre mondiale. Aissa Hamada s’étale un peu plus à ce sujet sur son blog.

La culture française est présente dans cette ville avec les boulevard Haussmanniens (Gallieni ou Loubet) et une petite Tour Eiffel dans un jardin privé à Gambetta, à l’est de la ville.

Le petit train du Far West relie Oran à la station thermale de Hammam Bou-Hadjar à l’époque, c’est une véritable trace du passage des français dans cette ville.

Les petites plaques de mosaïque ornent des sites historiques tels que le tambour San José ou la promenade de l’étang. Bartolomé Jorba illustre également les fables de la cité Fontaine vers le Ravin blanc.

La cité Fontaine est bâtie dans les années 50 et ressemble à l’architecture française des années 70. La ville est ainsi en avance sur son temps.

Le Petit Vichy est un jardin au style français. Il marque le passage des français dans cette ville aux mille histoires.

La culture juive se fait remarquer par sa musique judéo-arabe, ses synagogues et bien d’autres lieux tout aussi fascinants.

Le nom du quartier juif de la ville d’Oran est Le Derb. Ce quartier est marqué par la rue Napoléon et par la place d’armes avec, au-dessus de la rue des jardins, une rue de l’Aqueduc.

L’Eglise St-Louis est construite entre 1708 et 1732. Ancienne synagogue, elle marque la présence des juifs dans cette ville.

La grande synagogue d’Oran, devenue aujourd’hui une mosquée, est très imposante et reflète la présence juive en ces lieux, précise Aissa Hamada (voir son profil).

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