Les pays grands producteurs de poissons évoqués par Yannick Dacheville

Au cours des cinq dernières décennies, l’approvisionnement international en poisson destiné à la consommation a outrepassé la croissance démographique. Selon Yannick Dacheville, les premières estimations de la consommation par habitant a doublé depuis les années 60. Jadis, elle était de 20 kilos par personne.

La production mondiale a atteint les 73,8 millions de tonnes en 2014, ce qui représente 1/3 des crustacés, des mollusques et autres animaux hormis les poissons. Les prises record se composent de thons, de homards, de céphalopodes et de crevettes. En cette période, le monde comprenait près de 4,6 millions de bateaux de pêche dont 90% étaient situés en Afrique et en Asie.

Selon la durabilité environnementale et la sécurité alimentaire, près de la moitié de la production de poissons d’aquaculture dans le monde repose sur des espèces qui n’ont pas besoin d’être nourries. Les atouts et les limites de l’aquaculture ont un impact sur les poissons consommés. Le rapport souligne qu’en termes de valeur au sein du commerce mondial, la truite et le saumon représentent les principaux produits exportés, cas auparavant réservé aux crevettes. Nonobstant les progrès remarquables, la situation mondiale des espèces marines ne s’est pas améliorée. Après des études approfondies sur la situation mondiale des ressources marines, Yannick Dacheville indique qu’environ 1/3 des stocks de poissons commerciaux sont capturés à des allures biologiquement non viables.

La production de poisson en Chine avec Yannick Dacheville

La Chine est le plus grand producteur mondial de poissons et de fruits de mer. En 2012, le pays a généré 60% de la production aquacole mondiale et 40% de la production mondiale. Des innovations apportées à la production de fruits de mer et de poissons mais surtout à la logistique ont fait grimper son taux de croissance de 10%.

Elle est également un grand importateur de poisson étant donné que sa population augmente rapidement et que les consommateurs recherchent une plus grande variété de poisson et soucieux de leur santé. Les exportations de fruits de mer et de poissons se sont chiffrées à plus de 20 milliards de dollars US en 2016. Ainsi, le pays devance le Pérou et la Norvège en tant que plus grand exportateur de ressources marines.

Malgré ce succès, la variété de ses espèces marines est limitée. Ses consommateurs représentent le quart de la consommation mondiale de produits de mer. Pour ces derniers, le poisson et les fruits de mer sont une source de protéines plus saine que la viande. Ils ont également des exigences grandissantes quant aux différentes espèces marines offertes sur le marché, ce qui offre d’excellents débouchés aux produits de la mer canadienne.

Le nombre impressionnant de sa population et sa croissance rapide permettent à cette nation d’être classée parmi les plus importants importateurs de fruits de mer et de poissons. En 2012, elle en était le troisième importateur mondial avec plus de 4,1 millions de tonnes.

La production de poisson au Pérou

La pêche et l’aquaculture ont permis à la fois de nourrir la population péruvienne et d’enrichir le pays. Elle est principalement orientée vers la production de crevettes, de tilapia, de peignes, de truites ainsi que de certains poissons amazoniens. Ces espèces marines représentent un fort potentiel dans ce secteur.

Le pays dispose de bonnes conditions environnementales avec un climat propice et de vastes étendues d’eau adaptées à la production de poissons sur tout le territoire. Dans la partie amazonienne, la consommation de poisson s’élève à 80 tonnes par an. C’est à la fois une importante source d’emplois pour les habitants et un élément de la sécurité alimentaire de la région.

En 2002, la valeur des exportations du pays représentait 14,87 millions de dollars. Cela est dû à des ventes totales de 2 296,11 tonnes vers les marchés asiatiques, européens et américains. Les marchés européens représentent 52,9% de la valeur totale des exportations soit 7,87 millions de dollars.

La crevette était le premier produit exporté devant le pecten et la truite. La France fait partie des principaux clients du Pérou. Elle représente à elle seule plus de 80% des ventes destinées aux marchés européens. Selon les statistiques, les exportations de peigne calicot augmentent au fil des années. Les exportations de crevettes ont augmenté de plus de 30 % en 2016 et celle des truites de près de 10%.

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La production de poisson au Maroc

Le Maroc détient la première place en matière de pêche de fruits de mer et de poissons au niveau africain et arabe. Sa production halieutique s’élève à plus d’un millions de tonnes, ce qui représente 5% de la production mondiale.

Le secteur de la pêche maritime est doté d’une série d’objectifs et de mesures amitieuses pour moderniser et renforcer la production mondiale afin de se hisser parmi les premières du monde. Selon Yannick Dacheville, le royaume dispose d’atouts indéniables pour réaliser son rêve.

En effet, la pêche joue un véritable rôle dans l’économie marocaine puisqu’elle participe en moyenne à 2,3% du PIB et à environ 50% des exportations agroalimentaires nationales. Afin d’accompagner son développement à long terme, les autorités ont décidé de la structurer et d’en renforcer ses capacités.

A l’horizon 2020, les activités d’aquaculture, de pêche maritime et d’industrie halieutique doivent représenter 21,9% du PIB. En termes d’emploi, il s’agit de faire passer le nombre d’emploi indirects de 488 500 à 510 200 et d’emploi directs de 61 650 à 115 000.

La production nationale est excédentaire et approvisionne de multiples marchés internationaux avec les principales espèces produites dans le pays, notamment les crustacés, les céphalopodes et les petits pélagiques. Les pays vers lesquels le royaume exporte sont la Belgique, le Royaume-Uni, les Etats-Unis, le Portugal, l’Allemagne, l’Italie, la France et l’Espagne.

La production de poisson en Indonésie

L’Indonésie est un archipel constitué de près de 17 000 îles. Son littoral s’étend sur 81 000 kilomètres. Pour le développement de l’aquaculture, le pays dispose d’une superficie potentielle de 26 606 000 hectares. Ce secteur joue un rôle primordial dans la réduction du chômage avec près de 40% du nombre total de personnes employées dans le domaine de la pêche.

L’élevage de poisson est pratiqué à la fois en eau saumâtre, fraiche et marine. On y compte une très grande variété de poissons, de méthodes et d’équipements de production. Les espèces aquacoles les plus prisées sont le tilapia du Nil (Oreochromisniloticus), le poisson-chat (Calrias, Pangasius) et la carpe commune (Cyprinuscarpio).

Grâce à la technique d’ablation du pédoncule oculaire et des écloseries de crevette, les superficies des étangs d’eau saumâtre augmentent au fil des années. La mariculture, aussi développée, est dominée par différentes espèces de mérou comme le mérou marron et le mérou bossu (Cromileptesaltivelis) ainsi que des algues.

Près de 90% de la production de poisson nationale est consommée localement. La consommation de poisson par habitant est de près de 24,6 Kg/an. Les données sur les exportations des produits de la pêche ne distinguent pas entre ceux de l’aquaculture et de la pêche. En effet, la crevette représente le principal produit des exportations de la pêche.

L’Indonésie contribue à hauteur de 37 851 356 tonnes dans la production totale mondiale, ce qui représente plus de 5%. Les exportations de produits de la pêche s’est accrue entre 1999 et 2003. Le volume total est passé de 644 604 à 857 783 tonnes.

Les principales exportations de l’aquaculture sont les crabes, les mollusques, la crevette, les cuisses de grenouille, les algues, les poissons ornementaux, les perles et d’autres produits comme la méduse, le thon ainsi que les poissons de corail. Le mérou est le plus couteux de ce type de poissons.

La production de poisson en Inde

La production totale de poissons en Inde est estimée à 3,9 millions de tonnes. Les prises ont atteint 2,95 millions de tonnes en 1998. En cette période, le pays disposait de 51 744 bateaux motorisés, 39 444 bateaux traditionnels motorisés et 220 903 bateaux de pêche traditionnelle opérant dans les eaux nationales.

On y dénombre environ 6 millions de pêcheurs dont 1,45 millions travaillent à temps partiel, 2,4 millions à plein temps et le reste de manière occasionnels. Ces artisans utilisent une gamme variée d’engins de pêche comprenant les lignes, les sennes, les filets fixes, les filets encerclant, les haveneaux et les carrelets. Entre 1987 et 1998, le nombre des prises a augmenté de 44,1%.

Parmi les poissons capturés dominent les sciénidés, le maquereau indien et la sardine indienne. A cela s’ajoute les anchois, les carangidés, les céphalopodes et les lates calcarifer. Bien que représentant 10% des prises totales, les crevettes de mer comptent parmi les espèces les plus importantes.

Pour améliorer les conditions de vente locale de poisson frais, le gouvernement indien a installé plusieurs entrepôts frigorifiques, des chaînes de froid et des fabriques de glace. La production continentale du pays a régulièrement connu une hausse de 45,4% entre 1987 et 1998.

Elle inclut également au l’élevage qui est égale à la production halieutique marine. Cette production comprend les captures en méandres de rivières, rivières, lacs de barrages, lacs collinaires et lacs d’altitude. Avec un tonnage de 1,7 millions en 1998, l’aquaculture compte parmi les principales sources de production.

Les carpes constituent plus de 80% des productions d’élevage. Les principales espèces sont le silure, le rohu, la carpe herbivore, le mrigal, la carpe commune, la carpe argentés et le poisson chat.

La production de poisson au Japon

La production totale japonaise de l’aquaculture en 2003 est estimée à 1 327 361 tonnes, ce qui équivaut à 31% de la valeur totale de poison produit au Japon et 22% de la production nationale totale. L’aquaculture marine contribue à 90% de la valeur totale produite et à 96% de la production totale.

Les principales espèces cultivées sont le pétoncle japonais, les anguilles, le nori, les perles, a truite arc-en-ciel, le wakame et l’Ayu japonais. Pour faciliter l’échange d’information et la distribution de l’information, le Japon a installé plus de 50 marchés centraux de gros. Celui de Tokyo est le plus célèbre.

Des produits d’aquaculture y sont déportés par des associations de coopératives de pêche locale pour être vendus aux enchères. Le principal produit des espèces est constitué de perles. La valeur de leur exportation en 2005 était estimée à près de 243 millions de dollar EU. Les principaux marchés sont la Corée, l’Italie, Hong Kong, la Suisse, l’Allemagne et les Etats-Unis.

La culture en cages est parfois employée pour l’élevage des poissons. Elle peut être subdivisée en deux méthodes, la méthode de cordage et la méthode flottante. Dans le premier cas, les cages sont attachées à des cordes aux flotteurs puis amarrées aux blocs de béton ou aux ancres. Avec le dernier procédé, les cages en filet sont suspendues sous les flotteurs en bambou, bois, tubes en plastique ou tuyaux en acier.

Cette forme de production de poisson permet de mettre des espèces, jadis très couteuses, à la portée des consommateurs et d’aider à mettre en place une structure diététique plus diversifiée. Elle contribue également à l’économie des régions moyennes en fournissant de l’emploi.

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La production de poisson au Chili

Le total de ses exportations de produits aquacoles est passé de 64 595 tonnes en 1993 à 430 976 tonnes en 2004. En termes de volume, cela correspond à une valeur de 1 581 444 milles dollars d’euros. En tant que la principale production aquacole, le saumon représente 80% du volume produit depuis 2000.

Les espèces les plus importantes sont le saumon coho, le saumon de l’Atlantique et la truite arc-en-ciel. La part de la moule chorito est passée de 5% en 2000 à 11,2% en 2004 alors que celle de l’algue gracilaire est passée de 8 à 2,8%. Les exportations essentiellement composées de saumons connaissent une hausse en termes de tonnage depuis 1999. Cette augmentation a impacté positivement le revenu des producteurs.

Vu ce constat, ils ont augmenté leur récolte au cours des prochaines années, ce qui a provoqué une offre supérieure à la demande. Depuis 2004, les marchés à l’exportation ont varié en fonction du type d’élaboration des produits. En ce qui concerne les produits frais et réfrigérés, le principal acheteur est les Etats-Unis avec 86,2%. Pour les produits congelés, le japon est le premier client avec 56,7% des exportations, suivi par les Etats-Unis et de l’Union Européenne.

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